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L'orchestre à plectre


Un orchestre à plectre est constitué des premières et deuxièmes mandolines qui correspondent aux premiers et deuxièmes violons ; des mandoles qui tiennent la place des altos (la mandole est accordée une octave plus bas que la mandoline) ; des guitares qui jouent les parties d'accompagnement interprétées traditionnellement au violoncelle. Certains orchestres possèdent aussi des mandoloncelles. Ces derniers remplacent les violoncelles. Les mandolones, souvent appelés basses, sont les équivalent des contrebasses.

La mandoline et la mandole sont des instruments à cordes pincées qui se jouent avec un plectre. C'est pour cette raison que les orchestres de mandolines sont le plus souvent appelés "Orchestre à plectre".

Vers 1900, les orchestres à plectre sont assez répandus en France et en Europe occidentale. Le répertoire de ces ensembles est varié avec de nombreuses compositions de Mario Maciocchi, Johann Baptiste Kok pour ne citer que ces deux noms. Ce sont des pièces classiques, des arrangements d'oeuvres musicales mais surtout des partitions originales qui puisent leur source dans les différents folklores européens. Les pages composées pour la mandoline et pour les orchestres à plectre sont souvent inspirées par l'Espagne, l'Italie, les pays d'Europe de l'est.

Le XXème siècle est également synonyme de renouveau de la mandoline, notamment en Allemagne où plusieurs compositeurs s'intéressent à l'histoire et à la technique de cet instrument. L'enseignement de la mandoline se développe en Allemagne. Le répertoire des ensembles à plectre se renouvelle dans le but de faire progresser cet instrument vers une musique plus "sérieuse", moins folklorique. Des compositeurs comme Konrad Wölki (auteur d'une Histoire de la Mandoline et d'un traité d'instrumentation pour les instruments à plectre), Hermann Ambrosius et Siegfried Behrend ont écrit de nombreuses partitions pour la mandoline et orchestres à plectre.

Konrad Wölki est considéré à juste titre comme l'inventeur de l'orchestre à plectre moderne. Il a ainsi voulu rapprocher son image sonore de celle d'un orchestre symphonique. La mandoline ne rime plus avec la mélodie napolitaine. Dans ses compositions originales, le musicien berlinois introduit une écriture classique, beaucoup plus polyphonique et qui ressemble davantage à la musique des quatuors à cordes où chaque pupitre est important. Avant, les ensembles à plectre jouaient des pièces de caractère populaire influencées par la danse et le folklore. Konrad Wölki est un novateur en ce sens qu'il rompt avec la tradition : il formalise le trémolo alors caractéristique des morceaux de style folklorique et donne aux différents pupitres (1ères mandolines, 2èmes mandolines, mandoles et guitares) un rôle equivalent. Sa Symphonie en mi mineur pour orchestre à plectre est une oeuvre novatrice.

Konrad Wölki fait partie (avec Hermann Ambrosius et Siegfried Behrend) de la fameuse trilogie allemande qui a osé innover dans la façon d'écrire pour la mandoline. De nos jours la relève est assurée. Des musiciens originaires d'Allemagne mais aussi d'Italie, du Japon, ... composent pour cet instrument participant de cette manière au renouvellement de l'art mandolinistique.